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Ardo Gningue dénonce une justice à deux vitesses et accuse Ousmane Sonko

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Dakar — Quelques heures seulement après sa sortie de prison, l’activiste Ardo Gningue s’est exprimé avec une vigueur intacte, dénonçant une justice qu’il juge partiale et une gouvernance qu’il qualifie de répressive. Placé sous mandat de dépôt pour des propos jugés offensants et condamné à deux mois de prison avec sursis, il n’entend pas se laisser museler.

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Dans une déclaration publique, il est revenu sur son interpellation, affirmant qu’elle relevait d’un acharnement judiciaire à son encontre. « Mon engagement vise exclusivement le bien-être des Sénégalais, et je continuerai à me battre jusqu’à mon dernier souffle », a-t-il déclaré. L’activiste s’est également excusé pour des propos qu’il avait tenus sur les réseaux sociaux et qui avaient motivé sa condamnation, tout en insistant sur leur absence d’intention injurieuse.

Toutefois, loin de s’en tenir à une simple justification, Ardo Gningue a orienté son discours vers des accusations plus larges à l’encontre du Premier ministre Ousmane Sonko. Il lui reproche d’instaurer une forme de dictature et de restreindre les libertés fondamentales. Pour étayer son propos, il a rappelé une déclaration du Premier ministre, qui, selon lui, suggère une volonté de limitation des libertés pour favoriser le développement du pays.

L’activiste a aussi pointé du doigt l’inégalité de traitement judiciaire. Il a mis en avant sa propre interpellation alors que, d’après lui, des affaires plus graves restent impunies, notamment celle des « 1 000 milliards » qui, selon ses dires, auraient été découverts par Sonko et devraient faire l’objet d’une enquête approfondie. « Comment peut-on prétendre être dans un État de droit et voir la justice rester sourde face à de telles déclarations ? » s’interroge-t-il.

Il dénonce également une justice à géométrie variable, citant un militant du parti au pouvoir qui, selon lui, aurait publiquement insulté la mère du Président sans faire l’objet de poursuites.

Malgré sa condamnation, Ardo Gningue ne compte pas renoncer à son combat. Il a déclaré son intention de faire appel et a affirmé que sa liberté d’expression “ne se négocie pas”. Il a tenu à remercier ceux qui l’ont soutenu, de sa famille aux journalistes, en passant par la société civile et ses compagnons de détention.

Dans un pays où le débat politique reste vif et où la question des libertés individuelles suscite de nombreuses interrogations, la déclaration de Gningue vient raviver les tensions. Reste à savoir quelle suite donnera la justice à son appel, et si les accusations portées à l’encontre des hautes sphères du pouvoir connaîtront un écho judiciaire.

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