
Le ministère sénégalais des Finances prévoit une croissance de 8,8 % en 2025, soutenue par l’entrée en production des projets pétroliers et gaziers. Cette perspective marque une phase charnière pour l’économie nationale, dans un contexte de fortes tensions budgétaires et de ralentissement de plusieurs secteurs clés, notamment le chimique et l’agroalimentaire.
Selon les projections officielles, le déficit budgétaire atteindrait 6,5 % du PIB en 2024, avant de se creuser à 7,82 % en 2025, tandis que la dette publique devrait osciller entre 70 et 75 % du PIB, soit un encours avoisinant 25 368 milliards FCFA. Dans son dernier rapport, la Cour des comptes a d’ailleurs relevé plusieurs irrégularités dans la gestion budgétaire sur la période 2019-2024, appelant à une meilleure discipline financière.
Face à ces déséquilibres, le gouvernement entend s’appuyer sur la Stratégie nationale de développement 2025-2029, articulée autour de réformes fiscales et douanières destinées à restaurer les marges budgétaires et à soutenir le Plan de redressement économique et social (PRES).
Objectif affiché : concilier rigueur et relance, tout en mobilisant davantage de ressources internes et en stimulant l’investissement privé. Une équation délicate, mais cruciale, pour transformer la trajectoire macroéconomique du pays et renforcer la résilience de l’économie sénégalaise face aux chocs futurs.
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